DPE à Centre Nord, Sélestat : comprendre le bâti et ses étiquettes énergie

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Centre Nord, à Sélestat, les 667 DPE analysés décrivent un quartier principalement composé d’appartements, où la période de construction dominante est 1948-1974. La part des étiquettes F et G atteint 4,6 %, contre 7,4 % dans l’ensemble de la ville.

DPE à Centre Nord, Sélestat : comprendre le bâti et ses étiquettes énergie — Sélestat

Le dossier DPE de Centre Nord repose sur 667 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 4 906 DPE à Sélestat. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier et de comparer leurs principaux indicateurs avec ceux de la commune. Elles font apparaître un parc surtout collectif, une présence importante des constructions de 1948 à 1974 et une majorité de diagnostics classés C ou D. Les logements F et G sont moins représentés qu’à l’échelle municipale. Cette photographie apporte des repères pour préparer une vente ou une location, mais elle ne remplace pas la lecture du diagnostic propre au bien. Les résultats portent sur l’échantillon analysé : ils ne constituent pas un inventaire exhaustif de tous les logements de Centre Nord.

Un bâti surtout collectif, marqué par la période 1948-1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Centre Nord)Part du quartier
A60,9 %
B71,0 %
C33550,2 %
D21131,6 %
E7711,5 %
F223,3 %
G91,3 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Centre Nord (Sélestat).

La période de construction la plus représentée à Centre Nord est celle de 1948 à 1974, qui regroupe 43,9 % des diagnostics du quartier. Les logements construits avant 1948 en représentent 8,7 %, tandis que l’ensemble du bâti antérieur à 1975 atteint 52,6 %. Le profil local ne se résume donc pas à un parc ancien d’avant-guerre : la tranche 1948-1974 occupe une place nettement plus importante dans les données disponibles. Les maisons individuelles représentent seulement 13,6 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. Pour interpréter un DPE local, la distinction entre maison et appartement reste ainsi un premier repère utile. Toutefois, les chiffres fournis ne croisent pas les étiquettes avec le type de logement ou l’année de construction ; ils ne permettent pas d’attribuer une performance particulière à une catégorie de bâtiments.

  • 1948-1974 : avec 43,9 % des diagnostics, cette période constitue la tranche de construction dominante de l’échantillon de Centre Nord.
  • Avant 1948 : la part de 8,7 % est inférieure à celle de Sélestat, où ce bâti représente 26,8 % des diagnostics.
  • Avant 1975 : les 52,6 % observés regroupent le bâti d’avant 1948 et celui de la période 1948-1974, sans renseigner son éventuelle rénovation.
  • Maisons individuelles : leur part de 13,6 % confirme la prédominance des appartements, mais ne décrit pas la répartition des étiquettes entre ces deux types de logements.

Des étiquettes C et D majoritaires, 31 logements classés F ou G

La répartition des étiquettes est dominée par la classe C, avec 335 diagnostics, suivie de la classe D, qui en compte 211. La classe E rassemble 77 diagnostics. Les deux meilleures étiquettes sont peu présentes dans l’échantillon : 6 logements sont classés A et 7 sont classés B. À l’autre extrémité, 22 logements relèvent de la classe F et 9 de la classe G. Ces derniers forment un ensemble de 31 passoires énergétiques, soit 4,6 % des logements diagnostiqués dans le quartier. La lecture d’ensemble montre donc une concentration en C et D plutôt qu’aux extrêmes de l’échelle. Elle ne doit pas masquer les différences entre biens : une adresse à Centre Nord peut correspondre à chacune des sept classes, et le seul emplacement ne permet pas de présumer de son étiquette.

  • Classes A et B : respectivement 6 et 7 diagnostics. Leur présence reste limitée par rapport aux effectifs des classes C et D.
  • Classes C et D : respectivement 335 et 211 diagnostics. Elles constituent le cœur de la distribution énergétique observée dans le quartier.
  • Classe E : 77 diagnostics. Cette catégorie doit être distinguée des 31 logements F ou G dans la présentation des résultats.
  • Classes F et G : respectivement 22 et 9 diagnostics. Leur part cumulée est de 4,6 %, contre 7,4 % pour l’ensemble de Sélestat.

Des indicateurs médians inférieurs à ceux de Sélestat

Par rapport aux références de Sélestat, Centre Nord présente une consommation médiane plus basse : 155 kWh/m²/an, contre 172 kWh/m²/an pour la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé est également inférieur, avec 882 € dans le quartier contre 1 050 € à l’échelle municipale. La surface médiane est pourtant légèrement supérieure : 71 m², contre 69 m². Ces indicateurs vont dans le même sens que la moindre proportion de passoires énergétiques, sans démontrer à eux seuls les raisons de cet écart. Le quartier se distingue aussi par une présence plus faible du bâti d’avant 1948, à 8,7 % contre 26,8 %. Les données ne permettent cependant pas d’isoler l’effet de l’âge, du type de logement ou de travaux éventuels sur les performances constatées.

Vendre à Centre Nord : situer le bien sans lui attribuer la moyenne

Pour une vente, les données du quartier servent d’abord à contextualiser le diagnostic du logement. Un bien classé C appartient à la catégorie la plus représentée dans l’échantillon, qui compte 335 diagnostics de cette classe. Un bien classé F ou G s’inscrit dans un groupe moins fréquent localement, avec 31 logements recensés. Cette comparaison peut aider à expliquer sa position énergétique, mais elle ne permet de déduire ni sa valeur de vente ni la réaction des acquéreurs. La présentation gagne à séparer l’étiquette du bien, ses caractéristiques propres et les statistiques du secteur. La prédominance des appartements et la place des constructions de 1948 à 1974 apportent un contexte descriptif ; elles ne prouvent ni l’état du logement proposé ni celui de son bâtiment.

Louer à Centre Nord : expliquer les performances du logement concerné

Pour une location, le principal enseignement est la nécessité de présenter les résultats du logement plutôt que de reprendre les indicateurs du quartier comme une estimation individuelle. Le coût médian de 882 € constitue un repère local, mais ne décrit pas automatiquement le budget énergétique du bien proposé. De la même façon, une consommation médiane de 155 kWh/m²/an ne permet pas de prévoir celle d’un appartement donné. La présence de 22 diagnostics F et de 9 diagnostics G rappelle que la situation énergétique reste variable au sein de Centre Nord. Les seuls faits fournis ne permettent pas de statuer sur la possibilité juridique de louer un logement particulier. Ce dossier décrit donc le contexte énergétique, sans formuler de conclusion réglementaire ou contractuelle à partir de la moyenne locale.

Questions fréquentes

Centre Nord est-il mieux situé que Sélestat sur le plan énergétique ?

Sur les indicateurs disponibles, Centre Nord présente une part de passoires plus faible : 4,6 %, contre 7,4 % pour Sélestat. Sa consommation médiane est également inférieure, à 155 contre 172 kWh/m²/an. Ce constat concerne les échantillons analysés et ne signifie pas que chaque logement du quartier est plus performant que ceux du reste de la ville.

Quel type de logement domine dans le quartier Centre Nord ?

Les appartements prédominent, les maisons individuelles ne représentant que 13,6 % des logements diagnostiqués. La période de construction dominante est 1948-1974, avec 43,9 % des diagnostics. Le bâti d’avant 1948 représente 8,7 %. Ces données décrivent la composition de l’échantillon, sans indiquer l’état actuel ou l’historique des travaux de chaque logement.

Peut-on utiliser les 882 € médians pour présenter un bien à vendre ou à louer ?

Ce montant peut être cité comme un repère statistique du quartier, à condition de préciser qu’il s’agit d’un coût énergétique annuel médian estimé. Il ne doit pas être présenté comme le coût du logement concerné. Les 667 DPE analysés recouvrent des situations différentes ; la présentation du bien doit donc s’appuyer sur son propre diagnostic.

Sources officielles

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