DPE à Centre Ouest, Sélestat : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers
À Centre Ouest, l’analyse de 480 DPE décrit un quartier largement composé d’appartements, où les étiquettes C et D sont les plus représentées. Les consommations et les coûts énergétiques médians dépassent ceux de Sélestat, dans un échantillon dont les logements sont aussi plus grands.

Le dossier énergétique de Centre Ouest repose sur 480 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, parmi les 4 906 DPE analysés à Sélestat. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués du quartier et de les comparer à l’échantillon communal. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements de Centre Ouest : les résultats doivent rester rattachés au périmètre observé. Trois caractéristiques structurent cette lecture : une forte présence d’appartements, une période de construction dominante antérieure à 1948 et une concentration des diagnostics dans les classes C et D. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat locataire, ces repères donnent un contexte utile, sans remplacer l’examen du diagnostic propre au logement concerné.
Un bâti surtout en appartements, avec une composante ancienne
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Centre Ouest) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 1 | 0,2 % |
| B | 3 | 0,6 % |
| C | 179 | 37,3 % |
| D | 193 | 40,2 % |
| E | 65 | 13,5 % |
| F | 27 | 5,6 % |
| G | 12 | 2,5 % |
Les maisons individuelles représentent seulement 5,8 % des logements diagnostiqués à Centre Ouest, le reste étant constitué d’appartements. Le portrait énergétique du quartier concerne donc principalement l’habitat en appartement. La période de construction la plus représentée est celle d’avant 1948, avec 24,2 % des diagnostics, tandis que les logements construits avant 1975 comptent pour 39,8 %. Il faut distinguer période dominante et majorité : la tranche antérieure à 1948 arrive en tête, mais elle ne rassemble pas à elle seule la majorité de l’échantillon. Ces proportions signalent une composante ancienne du bâti, sans permettre de déduire les matériaux, les équipements ou l’état de rénovation des biens. L’année de construction apporte ainsi un contexte, mais ne suffit pas à expliquer l’étiquette énergétique d’un appartement particulier.
- Avant 1948 : 24,2 % des diagnostics du quartier. Cette période est la plus représentée, mais les données ne détaillent pas les caractéristiques architecturales ni les rénovations des logements concernés.
- Avant 1975 : 39,8 % des diagnostics. Ce repère englobe les logements antérieurs à 1948 ; il ne s’agit pas d’une catégorie supplémentaire à additionner à la précédente.
- Maisons individuelles : 5,8 % de l’échantillon. Les appartements constituent le reste des logements diagnostiqués, ce qui doit être gardé à l’esprit lors de la comparaison avec un bien individuel.
Des étiquettes C et D dominantes, et 39 logements classés F ou G
La répartition des étiquettes place la classe D au premier rang, avec 193 diagnostics, devant la classe C, qui en compte 179. La classe E rassemble 65 diagnostics. Les classes A et B sont peu représentées dans cet échantillon, avec respectivement 1 et 3 diagnostics. À l’autre extrémité de la distribution, 27 logements sont classés F et 12 sont classés G. Ces 39 logements correspondent à une proportion de passoires énergétiques de 8,1 %. Le quartier ne présente donc pas un profil énergétique uniforme : la présence dominante des classes C et D coexiste avec des situations moins favorables. Cette diversité invite à éviter toute conclusion automatique sur un logement à partir de sa seule adresse dans Centre Ouest, y compris lorsqu’il appartient à une période de construction bien représentée.
- Classes A et B : 1 diagnostic en A et 3 en B. Leur faible présence décrit l’échantillon disponible, sans renseigner sur les raisons de ces performances.
- Classes C et D : 179 diagnostics en C et 193 en D. Ce sont les deux étiquettes les plus fréquentes, la classe D étant la première du quartier.
- Classe E : 65 diagnostics. Ces logements doivent être distingués des classes F et G dans la lecture de la répartition fournie.
- Classes F et G : 27 diagnostics en F et 12 en G, soit les 39 logements identifiés comme passoires énergétiques dans les données analysées.
Une situation légèrement moins favorable que les repères de Sélestat
À Centre Ouest, la part de logements classés F ou G atteint 8,1 %, contre 7,4 % à l’échelle de Sélestat. Le quartier se situe donc légèrement au-dessus du niveau communal sur cet indicateur. Sa consommation médiane est également supérieure : 178 kWh/m²/an, contre 172 kWh/m²/an pour la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé suit la même orientation, avec 1 205 € dans le quartier et 1 050 € dans l’échantillon communal. En revanche, le bâti antérieur à 1948 y est moins représenté : 24,2 %, contre 26,8 % à Sélestat. Les données ne permettent donc pas d’attribuer les résultats énergétiques du quartier à une proportion plus élevée de logements très anciens. Elles montrent des écarts entre plusieurs indicateurs, sans établir les causes de ces écarts.
Coût, consommation et surface : trois médianes à lire ensemble
La surface médiane des logements diagnostiqués atteint 77 m² à Centre Ouest, contre 69 m² pour Sélestat. Cette différence apporte un élément de contexte à la comparaison des coûts annuels : les deux échantillons ne présentent pas la même surface médiane. Elle ne permet cependant pas de calculer la part du coût liée à la taille des logements. La consommation de 178 kWh/m²/an est exprimée par unité de surface, tandis que le coût annuel médian estimé de 1 205 € se lit à l’échelle du logement. Il s’agit de mesures différentes, à ne pas confondre. Ces médianes décrivent chacune le centre d’une distribution ; elles ne correspondent pas nécessairement à un même bien qui réunirait exactement cette surface, cette consommation et ce coût.
Vendre ou louer : replacer le DPE du logement dans son contexte
Pour vendre ou louer à Centre Ouest, les données servent d’abord à situer le logement dans son environnement énergétique. Une étiquette C ou D correspond aux classes les plus fréquentes de l’échantillon, mais ne suffit pas à conclure que le bien présente les mêmes consommations que les autres. Un classement F ou G appelle une lecture attentive du diagnostic individuel : ces catégories concernent 39 logements analysés dans le quartier. Le propriétaire peut préparer une présentation distinguant clairement l’étiquette, la consommation et le coût estimé de son bien des médianes locales. L’acquéreur ou le candidat locataire peut utiliser ces mêmes repères pour formuler ses questions. En revanche, les chiffres disponibles ne permettent de prédire ni la valeur du logement, ni son attractivité, ni les travaux éventuellement nécessaires.
Questions fréquentes
Centre Ouest est-il plus ancien que l’ensemble de Sélestat ?
Pas selon la part de logements construits avant 1948 dans les diagnostics analysés : elle est de 24,2 % à Centre Ouest, contre 26,8 % à Sélestat. Avant 1948 reste néanmoins la période de construction dominante du quartier. Ce constat ne permet pas de calculer un âge moyen du bâti, car la répartition complète des autres périodes n’est pas fournie.
Quelles sont les étiquettes DPE les plus courantes à Centre Ouest ?
La classe D est la plus représentée, avec 193 diagnostics, suivie de la classe C, avec 179 diagnostics. Les classes F et G rassemblent 39 logements, soit 8,1 % de l’échantillon, contre 7,4 % pour Sélestat. Cette répartition renseigne sur le quartier, mais l’étiquette d’un bien en vente ou en location doit être lue dans son propre diagnostic.
Peut-on utiliser 1 205 € pour prévoir les dépenses d’un logement ?
Ce montant fournit un repère local, pas une prévision individuelle. Il correspond au coût énergétique annuel médian estimé des logements diagnostiqués à Centre Ouest, contre 1 050 € à Sélestat. Pour examiner un bien précis, il faut distinguer cette médiane du coût estimé figurant dans son diagnostic. La surface médiane de 77 m² ne signifie pas non plus que tous les logements de cette taille ont le même coût.