DPE à Centre Sud, Sélestat : le bâti, les étiquettes et les enjeux immobiliers
À Centre Sud, l’analyse de 937 DPE géolocalisés fait ressortir une majorité d’appartements et une nette prédominance de la classe C. Le quartier présente une consommation médiane et une proportion de passoires énergétiques inférieures aux références de Sélestat.

937 DPE pour comprendre le profil énergétique de Centre Sud
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Centre Sud) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 1 | 0,1 % |
| B | 9 | 1,0 % |
| C | 595 | 63,5 % |
| D | 235 | 25,1 % |
| E | 62 | 6,6 % |
| F | 23 | 2,5 % |
| G | 12 | 1,3 % |
Le dossier de Centre Sud repose sur 937 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 4 906 DPE à Sélestat. Ce périmètre permet de décrire les biens diagnostiqués dans le quartier et de les comparer aux références communales fournies. Il ne doit toutefois pas être assimilé à un recensement exhaustif de tous les logements de Centre Sud. Les résultats portent sur des diagnostics, avec leurs caractéristiques de construction, leurs surfaces et leurs indicateurs énergétiques. Pour préparer une vente ou une location, ils constituent donc un cadre de lecture local, et non une estimation automatique de la performance d’un bien particulier. La distinction est importante : une tendance de quartier ne remplace pas les informations propres au logement. Les données disponibles permettent surtout de rapprocher le profil du bâti, la distribution des classes et les niveaux médians de consommation.
Un bâti surtout composé d’appartements, moins ancien que la référence communale
Les maisons individuelles représentent 12,5 % des logements diagnostiqués à Centre Sud ; le reste correspond à des appartements. Le profil observé est donc principalement collectif. La période de construction la plus représentée est 2006-2012, avec 19,0 % des diagnostics du quartier. Cette période arrive en tête, mais elle ne constitue pas à elle seule une majorité du bâti analysé. Le parc présente également une composante ancienne : 14,2 % des diagnostics concernent des logements construits avant 1948, et 27,1 % des logements sont antérieurs à 1975. À l’échelle de Sélestat, la part du bâti d’avant 1948 atteint 26,8 %. Centre Sud se distingue ainsi par une présence moins importante de ce bâti ancien dans l’échantillon. Cette différence apporte un contexte à la lecture des résultats énergétiques, sans permettre d’attribuer une classe DPE à un logement sur la seule base de son âge.
- Type de logement : la part de 12,5 % de maisons individuelles invite à lire les résultats comme ceux d’un échantillon majoritairement composé d’appartements. Les chiffres ne détaillent pas séparément les performances de ces deux catégories.
- Ancienneté : les 19,0 % de diagnostics associés à la période 2006-2012 en font la tranche dominante. Cette indication ne signifie ni que tous les immeubles sont récents, ni que leurs caractéristiques énergétiques sont identiques.
- Comparaison du bâti ancien : les parts de 14,2 % avant 1948 et de 27,1 % avant 1975 décrivent deux seuils qui se recouvrent. Elles ne doivent pas être additionnées, les logements antérieurs à 1948 appartenant aussi à l’ensemble antérieur à 1975.
La classe C domine, avec 35 logements classés F ou G
La distribution des étiquettes fait apparaître une concentration nette en classe C, avec 595 diagnostics sur les 937 étudiés. La classe D arrive ensuite avec 235 diagnostics, devant la classe E qui en compte 62. Les étiquettes A et B restent peu représentées dans cet échantillon, avec respectivement 1 et 9 diagnostics. À l’autre extrémité de la distribution, 23 logements sont classés F et 12 sont classés G. Ces deux dernières catégories regroupent donc les 35 passoires énergétiques recensées, soit 3,7 % des logements diagnostiqués du quartier. Cette répartition décrit un ensemble principalement situé en C, mais elle ne gomme pas les écarts entre biens. Un appartement classé E, F ou G conserve un profil distinct de la tendance dominante. Pour une transaction, la classe individuelle reste ainsi plus directement pertinente que l’étiquette la plus fréquente dans le voisinage.
- Classes A et B : 1 diagnostic en A et 9 en B. Leur faible présence montre que la prédominance de C ne doit pas être présentée comme une généralisation des étiquettes A ou B dans le quartier.
- Classes C et D : 595 diagnostics en C et 235 en D. Ces effectifs constituent les principaux repères pour situer l’étiquette d’un logement au sein de la distribution locale, sans préjuger de ses équipements.
- Classes E, F et G : 62 diagnostics en E, 23 en F et 12 en G. Le taux de passoires fourni, de 3,7 %, porte uniquement sur les catégories F et G et n’inclut pas les logements classés E.
Des indicateurs médians inférieurs à ceux de Sélestat
Centre Sud présente une proportion de passoires énergétiques de 3,7 %, contre 7,4 % pour Sélestat. La consommation médiane est également inférieure à la référence communale : 136 kWh/m²/an dans le quartier, contre 172 kWh/m²/an dans la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé suit la même orientation, avec 979 € à Centre Sud et 1 050 € à l’échelle communale. La surface médiane est identique dans les deux périmètres, à 69 m². Ce dernier repère apporte un élément de contexte utile, mais ne suffit pas à rendre tous les biens directement comparables. Les données décrivent des médianes distinctes, pas nécessairement les caractéristiques réunies d’un même logement. Elles permettent de situer le quartier par rapport à la ville, sans isoler le rôle de l’ancienneté, de la typologie ou des équipements dans les différences observées.
Vendre ou louer : replacer le DPE du bien dans son contexte local
Pour vendre à Centre Sud, les données permettent de présenter le contexte énergétique du quartier tout en distinguant clairement celui du bien proposé. Un logement classé C appartient à la catégorie la plus représentée, forte de 595 diagnostics ; cela ne permet cependant pas de déduire son prix de vente ni l’intérêt qu’il suscitera. Pour louer, la consommation et le coût annuel estimé figurant dans le DPE du logement apportent des éléments plus ciblés que les seules médianes locales. Un propriétaire d’un bien classé F ou G ne peut pas s’appuyer sur le faible taux de passoires du quartier pour minimiser cette caractéristique. Dans les deux situations, une présentation factuelle doit associer l’étiquette individuelle, la surface et les estimations propres au bien. Les chiffres fournis ne permettent de conclure ni à un niveau de loyer, ni à des travaux précis, ni au statut réglementaire d’une location.
Questions fréquentes
Centre Sud présente-t-il un meilleur profil DPE que l’ensemble de Sélestat ?
Sur les indicateurs fournis, Centre Sud présente un profil énergétique plus favorable : 3,7 % de passoires F et G contre 7,4 % dans la ville, et une consommation médiane de 136 contre 172 kWh/m²/an. Le coût annuel médian estimé est aussi inférieur, à 979 € contre 1 050 €. Ces résultats concernent les échantillons analysés. Ils ne signifient pas que chaque logement du quartier est plus performant que chaque logement situé ailleurs dans Sélestat.
La période 2006-2012 représente-t-elle la majorité des logements diagnostiqués ?
Non. Avec 19,0 % des diagnostics, 2006-2012 est la période de construction la plus représentée, mais elle n’atteint pas la majorité. Le quartier comprend également du bâti ancien : 14,2 % des logements diagnostiqués sont antérieurs à 1948 et 27,1 % sont antérieurs à 1975. La prédominance des appartements, les maisons individuelles représentant 12,5 % de l’échantillon, constitue un autre trait du profil local. Aucune de ces caractéristiques ne détermine seule l’étiquette d’un bien.
Comment utiliser ces chiffres pour préparer une vente ou une location ?
Les 937 DPE analysés fournissent des points de comparaison pour expliquer où se situe un logement dans Centre Sud. Il est possible de rapprocher sa classe de la catégorie C dominante, ou sa consommation de la médiane de 136 kWh/m²/an, en précisant les limites de cette comparaison. Les informations du DPE individuel restent la référence pour décrire le bien. Ces statistiques ne permettent pas d’établir sa valeur, de prévoir ses dépenses réelles ou de déterminer les conditions réglementaires applicables.